Il a fallu juste quelques heures de conclaves aux cardinaux pour trouver le successeur du pape François. Jeudi 8 mai 2025, l’histoire vient une fois encore d’être écrite depuis la chapelle Sixtine au Vatican. De la fumée blanche s’est échappée de la cheminée de la chapelle Sixtine, marquant l’élection d’un nouveau pape. Quelques instants plus tard, le protocardinal Dominique Mamberti a annoncé le choix du cardinal américain Robert Francis Prevost, qui devient Léon XIV, le 267e souverain pontife, succédant à François, décédé le 21 avril. C’est la première fois qu’un Américain accède au trône de Saint Pierre.
Robert Francis Prevost, devenu Léon XIV, est un religieux d’origine italo-américaine natif de Chicago dans l’Illinois, Ordonné prêtre en 1982 à l’âge de 27 ans, il a ensuite obtenu un doctorat en droit canonique à l’Université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin à Rome. Avant son élection comme pape, il occupait le poste de préfet du dicastère pour les évêques, l’une des fonctions les plus influentes du Vatican, chargée de nommer les évêques du monde entier.
L’élection du pape Léon XIV est un grand tournant pour l’Église catholique. C’est la première fois qu’un cardinal américain devient pape, marquant un changement significatif pour une institution historiquement dominée par les Européens. Le conclave a rassemblé 133 cardinaux électeurs, qui ont dû atteindre la majorité des deux tiers, soit au moins 89 voix, pour élire leur nouveau chef spirituel.
À l’annonce de la fumée blanche, des cloches ont retenti dans les églises du monde entier, notamment à Notre-Dame de Paris, où les fidèles ont célébré cet instant historique. Sur la place Saint-Pierre, des milliers de pèlerins ont acclamé cette élection historique, tandis que les gardes suisses se sont rassemblés au pied du balcon de la basilique, prêts à accueillir le nouveau pape pour sa première bénédiction “urbi et orbi”.
Le pape Léon XIV, avec ses 69 ans, hérite d’une Église confrontée à de nombreux défis, du déclin de la pratique religieuse en Occident à la montée des tensions géopolitiques et aux crises humanitaires. Avec son expérience en Amérique latine et son engagement pour la justice sociale, beaucoup espèrent qu’il apportera une perspective renouvelée à la gouvernance de l’Église catholique.

