La capitale française est aujourd’hui l’épicentre des discussions sur la stabilité en Afrique centrale. Une Conférence ministérielle de soutien à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, co-organisée par la France et le Togo, s’est ouverte ce jeudi à Paris, avec pour objectif de relancer les efforts de paix et de mobiliser l’aide humanitaire face à la crise qui sévit notamment dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Le rôle central de Faure Gnassingbé
Le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, est arrivé à Paris pour prendre part à cet événement majeur, soulignant l’engagement diplomatique croissant du Togo sur les dossiers de paix régionale. Le Chef d’État togolais devait notamment s’entretenir en bilatéral avec son homologue français, Emmanuel Macron, avant la clôture de la conférence. Cette co-organisation n’est pas fortuite : elle vient appuyer la médiation togolaise en cours dans la crise entre la RDC et le Rwanda.

Le Togo, qui s’est positionné comme un acteur de facilitation discret mais actif, a l’occasion de présenter à la communauté internationale les pistes de solutions envisagées et de recueillir le soutien des partenaires clés.
Les enjeux du sommet
La conférence a réuni des représentants de haut niveau de la RDC et d’autres pays de la région, des partenaires internationaux, ainsi que des organisations humanitaires. Les débats s’articulent autour de deux piliers majeurs :
1-L’urgence humanitaire : Mobiliser les financements internationaux face à une crise humanitaire alarmante dans l’Est de la RDC. Les ONG présentes ont rappelé l’urgence d’agir pour protéger les populations civiles, notamment contre les violences sexuelles.
2-La relance des efforts de paix : Soutenir les processus de médiation en cours visant à mettre fin au conflit qui oppose Kinshasa aux groupes armés, notamment le M23. La présence du Président de la RDC, Félix Tshisekedi, était notamment attendue, alors que l’absence de certains autres chefs d’État de la région, comme Paul Kagame (Rwanda), a été notée par les observateurs.
Un climat de “Diplomatie active”
Pour la France, ce sommet, organisé en étroite coordination avec son partenaire togolais, vise à marquer l’engagement de la communauté internationale et à “donner de l’espoir” aux populations meurtries. Le rôle du Togo, mis en avant par cette co-organisation, confirme sa montée en puissance sur la scène diplomatique africaine et son statut de médiateur crédible dans la résolution des conflits.
Les conclusions de ce sommet sont très attendues, notamment en ce qui concerne les annonces concrètes de soutien financier et les mesures de facilitation pour renforcer les efforts de désescalade et de sécurisation des populations dans les provinces des Kivu.

