Le parti de Laurent Gbagbo a « interpellé solennellement » la communauté internationale, lui demandant de « clarifier sa position » concernant la candidature à un quatrième mandat du chef de l’État sortant, Alassane Ouattara, pour la présidentielle du 25 octobre.

Dans un message adressé à l’ONU, à l’Union africaine, à la Cour pénale internationale, à l’Union européenne ou encore à l’Assemblée nationale française, la formation de l’ancien président leur demande de l’aider à « faire respecter» la Constitution ivoirienne.
« Notre Constitution ne prévoit ni trois ni quatre mandats. Nous souhaitons que nos amis le constatent et soient clairs sur ce point. Ne pas le faire serait perçu comme un acte de complicité avec le régime d’Alassane Ouattara et le peuple ivoirien en tiendra compte », peut-on lire dans le message.
Kobenan Kouassi Adjoumani, porte-parole du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir), a affirmé de son côté que « le processus électoral suit normalement son cours. Les candidats déclarés éligibles se préparent à aller en campagne », à partir du 10 octobre.
Il est à noter que l’ancien président, Laurent Gbagbo, ne peut participer au scrutin, sa candidature ayant été jugée irrecevable en raison de sa radiation de la liste électorale par la justice. De même, le chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, principal parti d’opposition), Tidjane Thiam, en a lui aussi été exclu pour un problème de nationalité.
Quatre candidats affronteront le président sortant Alassane Dramane Ouattara. Il s’agit de l’ex-ministre du Commerce Jean-Louis Billon, dissident du PDCI, d’Henriette Lagou, et de deux anciens compagnons de route de Laurent Gbagbo : son ex-épouse Simone Ehivet Gbagbo et l’ancien ministre Ahoua Don Mello.
Avec AFP