L’actualité camerounaise de ce vendredi 31 octobre 2025 est dominée par la crise post-électorale qui s’est intensifiée après la proclamation de la victoire du président sortant Paul Biya par le Conseil constitutionnel. Le pays est secoué par des manifestations et des émeutes violentes, notamment dans le Nord et dans les grandes villes, qui ont donné lieu à une répression féroce et à l’intervention de l’armée.
La position inébranlable d’Issa Tchiroma Bakary
Le candidat d’opposition Issa Tchiroma Bakary (FSNC), arrivé officiellement en deuxième position selon les résultats contestés, maintient sa revendication de victoire et s’impose comme la figure centrale de la contestation. Il dénonce un “hold-up électoral” et affirme détenir les procès-verbaux prouvant sa victoire, réclamant la reconnaissance officielle de son succès. Sa posture s’est durcie ce vendredi. L’opposant dénonce un nouveau cap franchi par le pouvoir, qualifiant la situation de « guerre ouverte contre le peuple camerounais » suite à l’enlèvement de plusieurs de ses proches à Garoua. Il accuse le régime en place de recourir à l’intimidation, aux assassinats, à la répression et à d’autres exactions.

Rumeurs de soutien ou de protection militaire
Concernant les allégations de protection ou de soutien par une partie de l’armée, les informations rapportées ce vendredi sont cruciales mais non confirmées officiellement :
*Affirmation du Candidat : Issa Tchiroma Bakary a affirmé avoir été mis en sécurité par des “militaires dissidents” et annonce une allocution imminente. Cette déclaration, si elle se confirmait, signalerait une fracture sans précédent au sein des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) camerounaises.
*Appel à l’Armée : Ces allégations surviennent après que M. Tchiroma ait lancé un appel solennel aux FDS, les exhortant à se placer « du bon côté de l’Histoire » et à ne pas prêter leurs armes à la répression d’un régime qu’il qualifie de méprisant et appauvrissant.
*Absence de Confirmation : À l’heure actuelle, ni le gouvernement camerounais ni la haute hiérarchie militaire n’ont réagi publiquement à ces affirmations de “protection” ou d’exfiltration par des éléments dissidents.
Un pays au bord de la rupture
Alors que les organisations internationales comme Amnesty International et Human Rights Watch s’inquiètent de l’usage excessif de la force et appellent à une enquête impartiale sur les décès survenus durant les manifestations, l’atmosphère est à l’escalade. La situation, marquée par la détermination du candidat Tchiroma et l’absence de dialogue officiel, met le Cameroun à un tournant critique de son histoire récente.

